Diabolo Menthe


Dans mes oreilles, en cette fin d’été

Je n’ai pas fait de grandes découvertes musicales en ce mois d’août.  Je reste donc fidèle à ma cdthèque. Et c’est toujours un plaisir de redécouvrir certains artistes qu’on n’a pas écouté depuis un certain temps. A part quelques nouveautés donc, voici ce qui se joue chez moi:

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Beast: seule découverte de ce mois d’août, mélange d’électro et trip hop. Duo montréalais composé de Béatrice Bonifassi (interprête sur la b.o. des Triplettes de Belleville) et Jean-Phi Goncalves, le premier simple Mr Hurricane est une petite perle qui j’espère trouvera son public, et pas seulement au Québec. Pour les montréalais, vous pourrez les voir sur scène à La Tulipe le 1er octobre prochain. Aux dernières nouvelles l’album sortira le 30 septembre. Pour les européens, je ne sais pas si une sortie internationale est prévue, mais vous pourrez certainement télécharger, légalement, l’album sur le net. Pour découvrir et voir leurs dates de concert, faites un tour sur leur myspace. Pour en connaitre un peu plus sur les groupes montréalais du moment, cliquez ici.

Joss Stone: Malgré son jeune âge, elle a su dès son premier album The Soul Sessions s’imposer comme une valeur sûre de musique soul. Certes elle n’est pas aussi rock n’ roll que la Amy, mais elle a le mérite de tenir debout sur scène et d’avoir une voix tout aussi imposante, dans son style. Son deuxième album Mind body and soul a suivi de près, plus personnel, The Soul Sessions contenant beaucoup de reprises. Sur le dvd Live in NY City, enregistré en 2004 vous verrez que c’est une jeune femme encore fragile mais à la voix bien portante qui se tient sur scène, et qu’elle est là pour durer. Si certains ont trouvé que son troisième et dernier opus Introducing Joss Stone s’éloigne trop des classiques soul, il est tout de même facile de comprendre qu’à son âge elle veuille moderniser son style, et malgré quelques morceaux qui se rapprochent du rnb contemporain, ça reste une belle production. A suivre donc, puisque la belle travaille à son quatrième album. En attendant miss Stone réchauffe mon été, et c’est bien apprécié. Petite vidéo de Dirty Man live.

Image de prévisualisation YouTube

Lou Reed: Je ne sais pas pourquoi je reviens vers cet album, mais que dire, à part que le temps a beau passé il ne joue pas sur lui, ni sur sa musique. Transformer est un album sublime, dont sont issus les classiques Walk on the wide side, Perfect day et Satellite of love. Mais il y a aussi de belles pièces telles que Vicious et Hangin’ round. Un indémodable.

The Shins: ça faisait longtemps que je n’avais pas écouté ce groupe américain dont j’adore la pop rock. Leurs albums sont tout simplement magnifiques et malgré une très bonne presse ils restent encore trop sous-estimés par les médias tels qu’MTV, qui auraient pu les propulser. Mais ce n’est pas grave, l’avantage est qu’on peut les voir dans des petites salles! Ecoutez Chutes to narrow et Wincing the night away, mes préférés. Leur lien, ici.

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The Kooks: Phénomène en Angleterre, on commence seulement à les découvrir ici. Inside in / Inside out est un très bon album rock. Pas de révolution, mais les guitares sont efficaces et l’ensemble est assez fun. Coup de coeur pour See the world et She moves in her own way. Je n’ai pas encore écouter leur dernier opus, Konk. Mais vous pouvez commencer par leur premier opus, qui s’est tout de même vendu à près d’un million d’exemplaires chez nos voisins anglais. Ils seront à Montréal le 5 septembre au Club Soda, et de passage en France en novembre, ne les loupez pas!

Bonne écoute à tous,

LK


Shutter Island: un bon roman, bientôt adapté par Martin Scorsese

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Dennis Lehane est un génie du roman noir. Pas d’horreur, non. Mais ce genre de romans où personnes n’est vraiment tout blanc ou tout noir, où tout le monde pourrait avoir une raison de tuer, de kidnapper, de fuir… Sans l’avoir jamais lu, vous avez peut-être vu des films directement inspirés de ses romans: Gone baby gone (critique ici) et Mystic River.

Le résumé de Shutter Island: Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé « Shutter Island » se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ?

Bon suspense, belle écriture, personnages complexes… C’est un bon roman, devenu un classique des polars. Vous aurez envie d’aller jusqu’au bout, et la fin vous surprendra très certainement!

Encore une fois, ce roman fera l’objet d’une adaptation sur grand écran, par nul autre que Martin Scorsese. On retrouvera Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Ben Kingsley. Un casting logique et bien pensé, en espérant que le résultat soit à la hauteur du roman. Avec Scorsese, il y a des chances!

Et n’oubliez pas que jusqu’à demain soir, chaque scéance de cinéma est à 3 euros sur Paris. Profitez-en!

Bonne semaine,

LK


The Dark Knight: Batman enfin pour les adultes

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Vrai coup de coeur pour ce volet batmanien.

Le succès que rencontre The Dark Knight est bien justifié. Qualité du scénario, de la mise en scène, personnages travaillés, qualité de jeu des acteurs. Si les films inspirés de comics ont souvent été assez fades car les héros ne présentaient que peu d’intérêt psychologique, Hollywood semble enfin avoir compris qu’il y avait un potentiel plus intéressant à exploiter ces personnages et éviter un trop plein d’effets spéciaux aussi inutiles les uns que les autres si le fond n’y est pas.

Le réalisateur Christopher Nolan, déjà au volet du précédent Batman begins a sombré volontairement dans un univers très noir, d’où ressort le talent de Christian Bale (American psycho) qui interprète un Batman moins lisse. Quant au Joker, le talent du défunt Heath Ledger (Brokeback Mountain) est à son sommet.

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Si certains s’amusent à comparer son jeu à celui de Jack Nicholson, il n’y a pourtant pas de comparaison possible. Jack Nicholson jouait un Joker pour un film de Tim Burton. Les ambiances sont trop différentes pour être comparables. Il faut cependant bien souligner le talent de Heath Ledger pour jouer avec autant de justesse ce dégénéré de Joker. Il s’est accaparé la folie et ses mimiques seront certainement cultes.

A noter le reste du casting qui n’est pas négligeable: Gary Oldman, Morgan Freeman, Aaron Eckhart, et la sublime Maggie Gyllenhaal.

Bref, du lourd pour un film qui vous fera voir les super héros d’un autre oeil. Allez-y vous ne regretterez pas!

 

 


Le premier jour du reste de ta vie: saga familliale à la française

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Ma dernière scéance.

Emballée par la bande annonce de ce film et par les bons commentaires que j’ai pu lire ça et là, je me suis laissée tentée.

Et je ne regrette pas! On a beau tout entendre sur le cinéma français, on est quand même assez bons dans le registre comédie/comédie dramatique. Et ces dernières années nous avons été gâtés avec des petits classiques (en tout cas les miens) que sont Le coeur des hommes, 15 août, Ah! si j’étais riche, Prête-moi ta main, et bien d’autres.

Avec Le premier jour du reste de ta vie, on rentre dans une petite saga familiale, sorte de patchwork de souvenirs familiaux, qui font le destin d’une famille.

Mention spéciale à Jacques Gamblin, magnifique dans ce film. Zabou Breitman est touchante en mère en perte d’identité féminine, et Marc André Grondin… Fidèle à son image de rockeur au coeur tendre, beau garçon toujours aussi convaincant… et aucun accent québécois! Il a probablement travaillé fort pour ça, car on ne l’entend jamais! Pour ceux qui ne le connaissent pas, il faut que vous regardiez C.R.A.Z.Y., un classique. Et que vous patientez pour le film Le Che (deuxième partie), qui sortira à l’automne en France.

Si certains clichés sont là (l’adolescente rebelle qui hurle après sa mère, le fils surdoué qui aimerait un autre destin…), je me suis reconnue dans cette histoire. C’est l’un des premiers films du genre qui vise une génération qui est la mienne. Ma mère s’est reconnue dans le rôle de Zabou Breitman, dans l’histoire du couple. On s’attache aux personnages, et il y a certaines situations vraiment drôles.

Donc, si vous souhaitez passer un agréable moment pour échapper à la grisaille ambiante sur Paris, allez-y, il y a peu de chance que vous soyez déçus.

Bonne journée à tous,

LK

 


Wall-E: le muet selon Pixar

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Avant-hier soir j’ai été voir Wall-E au cinéma.

Un peu d’appréhension en ayant lu qu’il n’y avait pas de dialogues entre ces deux robots qui tombent amoureux dans un décor chaotique laissé par les hommes. Mais on parle ici d’une oeuvre des studios Pixar, qui ont encore une fois tapé dans le mille. Wall-E est avant tout une belle histoire d’amour. Et comme dans toute relation amoureuse, les mots sont parfois inutiles.  Ce robot plein de vie (je n’aurais jamais pensé écrire ça… ils sont forts chez Pixar!…) est très attachant grâce à des animations très réussies. Le regard, les gestes, tout est là pour l’humaniser. Sa bien aimée Eve est aussi touchante bien que rendue plus froide par la modernité de sa machine. Le manque de dialogues des trois-quarts du film n’est donc pas gênant.

Au delà de l’histoire d’amour qui retiendra principalement l’attention des touts petits, ce film d’animation est surtout intéressant pour sa démonstration sans fausse morale du mal que l’on inflige à notre planète et du mode de vie vers lequel on se dirige. C’est même une certaine satire des Etats-Unis. Car le film regorge de drapeaux américains plantés dans des supermarchés incitant à la surconsommation. Pour preuve, les seuls humains représentés sont… obèses, fénéants, et ne vivent que de superficialité. Belle image d’un futur pas si irréel que ça. Cependant, on a beau critiquer cette Amérique, on ne fait que l’imiter et c’est tout l’Occident qui est montré du doigt.

Si vous souhaitez échapper à la pluie et aux orages de ces derniers jours, allez au cinéma, car Wall-E est un très bon divertissement, même sans dialogues!

Bonne journée,

LK


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