Diabolo Menthe


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« La théorie des six »: pratique peu exploitée

Jacques Expert (quel nom!) est directeur des programmes de Paris Première. « La théorie des six » n’est pas son premier essai littéraire puisqu’il a déjà publié en 2007 « La femme du monstre » qui lui a valu le Prix des romancières.

« La théorie des six » énoncée en 1929 par Frigyes Karinthy, met en évidence que tout individu sur terre est connecté à n’importe qui par un intermédiaire de maximum cinq personnes. Autrement dit, je peux être connectée à Madonna par seulement cinq autres personnes (je vais définitivement tenter de mettre en pratique cette théorie et de trouver les bons contacts!). Un homme à l’apparence bien ordinaire use de cette idée pour assouvir ses pulsions meurtrières. Il défie ainsi Sophie Pont, commissaire au 36 Quai des Orfèvres, d’identifer la sixième victime pour sauver les cinq premières victimes qu’il s’apprête à exécuter très froidement.

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Cette théorie est un bonbon pour un écrivain. Une mine d’or pour en faire un polar de haute qualité. C’est ici gâché par une fin trop rapide, cette impression de travail inachevé. Trop de précipitation, qui ne rend pas hommage aux 200 premières bonnes pages. C’est cru, vulgaire parfois, mais ce n’est pas ce qui m’a dérangée puisque cela permettait de se baigner dans cet univers sombre de la police criminelle parisienne. Par contre l’impression de finir son livre en se disant « tout ça pour ça? » n’est pas pardonnable. En espérant que Jacques Expert travaillera un peu plus à son prochain roman.

 


Deux excellentes adresses internationales à Montréal

Montréal est une métropole moderne et par conséquent, multiculturelle. C’est un grand avantage que l’on retrouve dans nos assiettes!

Voici deux adresses, pour de bonnes soirées gastronomiques.

Bistro Le Porto (1365, Ontario Est): Le Portugal raffiné dans votre assiette! Ce restaurant au décor très chaleureux et à l’acceuil professionnel propose une carte plus qu’alléchante de plats traditionnels portugais. La viande comme le poisson sont à l’honneur, le tout accompagné de légumes du sud et de sauces assez riches qui relèvent l’ensemble. Je vous conseille de prendre les tables d’hôte, car il y a un choix de minimum six plats du jour, tous très intéressants. Pour ma part j’avais une énorme assiette de fruits de mer (moules, calamars, poulpes), poisson, et poulet marinés dans une sauce tomatée excellente. Ca pourrait être un plat pour deux, car c’est très copieux! En plus d’une cuisine succulente, la carte des vins, et surtout des portos, est très impressionnante! Pour plus de renseignements vous pouvez visiter leur site.

Le Stash Café (200, Saint-Paul Ouest): la Pologne siège dans le Vieux-Montréal! L’intérieur est plaisant, chaleureux. Ca fait du bien d’y rentrer quand on vient de marcher par un -20 degrés. Un pianiste est là en soirée. Les poutres, les pierres, et le mobilier en bois donnent l’impression d’être dans un cocon. Quant à la cuisine, il s’agit de mets typiquement polonais. Pour les non-initiés, vous pourrez déguster « le menu du débutant », qui en plus de la traditionnelle soupe à la betterave vous propose une salade, et une assiette de dégustation de quatre plats différents, dont l’excellent Bigos, ce ragoût de choux délicieux. Le menu vous donne aussi accès au dessert et à un thé ou café pour $ 28,50. Le service est discret mais aimable. Nous étions une tablée de six personnes c’était donc un peu plus long que pour les autres tables. Mais nous n’étions pas pressés non plus! Le seul bémol: peu d’alcool polonais, hormis un choix de trois vodkas disponibles uniquement en shooter. Quelques bières des pays de l’Est auraient aussi été appréciées. Cliquez ici pour plus de renseignements.

Bonne journée,

LK

 


Biographie de la faim: l’autobiographie façon Nothomb

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Que ce soit voulu ou non, Amélie Nothomb est devenue, en 17 ans de carrière, l’un des écrivains les plus médiatisés en France. Son style aristo, ses chapeaux, ses déclarations assez… décalées, ont fait d’elle un mythe littéraire vivant. Elle en agace beaucoup, notamment par sa notoriété mais aussi parce qu’à chaque année, on sait que la rentrée littéraire aura son Nothomb. N’ayant pas lu tous ses romans, loin de là, je ne peux pas dire si tous valent la peine d’être édités. Mais que l’on aime ou pas Amélie Nothomb, on ne peut nier qu’il n’y a aucun auteur capable d’autant de folie dans toute la francophonie.

N’étant pas friande de ce que les médias ont à dire à son sujet ou au sujet de n’importe quel autre écrivain d’ailleurs, j’ai voulu lire du Nothomb pour me faire un avis sur l’écrivain, pas sur sa vie médiatique.

Je n’en n’ai pourtant pas lu beaucoup, des Nothomb. « Stupeur et tremblements« , le plus célèbre qui m’a pourtant déçue, le très moyen « Attentat« , et le génialement déjanté  »Acide sulfurique« . D’après ses fans, ce ne serait pas assez pour connaître son génie littéraire et trop peu représentatif de ses talents d’écriture. Peut-être. C’est cependant en lisant « Biographie de la faim » que j’ai constaté son génie.

Loin des récits de fiction, elle nous raconte dans cette (trop) courte autobiographie une partie de son enfance et de son adolescence. Fille d’un diplomate belge, née au Japon, elle nous raconte ses déracinements, du Japon à la Chine en passant par New York et le Bangladesh. Mais c’est toujours la romancière qui écrit, et le style personnel se mêle à la fiction. Elle se dit être la faim. La faim de savoir, la faim d’aimer, la faim de lire et écrire, la faim d’exister pour soi et pour plaire aux autres aussi. Elle nous parle de son alcoolisme à 8 ans, de son anorexie, ou encore d’un viol collectif dont elle aurait été victime en pleine mer à l’âge de 12 ans. Où est le vrai, où est le roman? C’est le style utilisé, très détaché, qui marque le plus dans ses récits.

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui se lit très vite. Il parait que je dois aussi lire « Le sabotage amoureux » et « Ni d’Eve ni D’adam » pour avoir d’autres extraits de son autobiographie. C’est certain que je vais les lire. Mais j’aimerais aussi me lancer dans ses romans dont le célèbre « Hygiène de l’assassin« , qui l’a propulsée.

En attendant, je vous souhaite une bonne semaine!

LK


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