Diabolo Menthe


Les filles de Lori Lansens: coup de coeur littéraire

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Avez-vous récemment eu un coup de coeur littéraire? Ce coup de coeur que vous ne comprenez pas très bien, mais qui vous emballe, vient vous chercher. Un coup de coeur qui fait que vous doutez de votre prochaine lecture tellement vous êtes habité par votre dernier livre?

Et bien, j’ai ressenti cela en lisant Les filles de Lori Lansens. L’histoire est celle de deux soeurs jumelles aussi craniopages. Oui, je vais vous expliquer. Deux soeurs attachées par le crâne. Les filles. A la veille de leur trentième anniversaire, elles se mettent à écrire leur journal, leur vie. Comment grandit-on avec ce handicap? Est-ce vraiment un handicap? L’une est passionnée de littérature, de poésie, et de baseball. L’autre de séries télé, de culture amérindienne, et ne peut avancer sans l’aide de sa soeur. Roman tire-larmes? Non. Roman drôle, intriguant. On s’attache aux personnages. L’écriture est fluide et romanesque. Quelques passages forts du début du roman: « Je n’ai jamais regardé ma soeur dans les yeux. Je n’ai jamais pris mon bain toute seule. (…) Ma soeur Ruby et moi, produits d’un seul et même ovule fertilisé, aurions dû nous scinder en deux, mais, par accident ou pas miracle, nous sommes plutôt restées attachées l’une à l’autre, nos têtes jumelles jointes par une plaque de la taille d’une assiette à pain ».

Roman à deux voix, celles de Rose et Ruby, c’est une histoire peut-être banale de leurs vies mais ô combien attachante. J’ai ri et j’ai pleuré. Une petite merveille de la littérature canadienne que je vous recommande vivement. Isabel Allende elle-même écrit de ce livre: « Je vous le promets: vous n’oublierez jamais cette histoire extraordinaire. » Et c’est vrai!

LK


Le Réservoir – bière et design

Après quelques visites au Réservoir, je me suis dit qu’il était temps d’en faire une petite présentation ici.

L’endroit: il s’agit d’une microbrasserie située près de La Main, rue Duluth. Le décor, de style loft industriel, est chaleureux grâce à ses touches de bois, ses ardoises, sa musique. L’endroit a très vite bénéficié d’un excellent bouche-à-oreilles pour ses bières, brassées sur place. Effectivement, le travail est de qualité. J’ai testé la blanche, douce et fruitée, elle a un petit goût citronné très agréable. Désaltérante à souhait pour l’été. La Cienna, une lager rousse aux notes caramélisées est également excellente. Enfin, mes acolytes aiment particulièrement la noire à l’avoine. Rien à redire donc sur la qualité de leurs bières. Ils ont aussi un petit choix de vins à la carte. Du côté des snacks, le choix est intéressant. On s’éloigne des traditionnelles croustilles, pour… des croustilles (!) faites maison, servies avec une sauce chiplote,  des olives marinées, une assiette de fromage… à prix raisonnable. Vous avez aussi quelques plats plus élaborés, bien apprêtés. Tartare de boeuf, burger de cerf, salades diverses.

Lors de l’une de nos visites nous avons testé les brunchs, offerts uniquement les fins de semaine. La carte est alléchante, mais ce ne sont, pour moi, pas des brunchs. Ce sont des plats de diner ou de souper. Pour preuve sur la carte specimen de leur site web, on y trouve du thon, du tataki de boeuf, du boudin noir… rien qui ne rentre dans mon estomac pour mon premier repas de la journée. Certes, pour allier le salé au sucré vous pouvez prendre des à-côtés, tels que salade de fruits améliorée, crème chocolatée, brioche… Dans ce cas, votre brunch vous revient à un minimum de 20 dollars. Pas pour toutes les tirelires. Car là-dedans vous n’avez pas encore choisi votre café, thé, ou chocolat chaud. Et vous n’avez pas de jus de fruits. Cependant au niveau de la qualité de la bouffe, il n’y a rien à redire. Tout est bien cuit, bien dosé.

Le principal bémol que je mets au Réservoir, c’est le service. La première fois que j’y suis allée, pendant un 5@7, j’ai attendu une quinzaine de minutes avant qu’on me demande ce que je souhaitais boire. Si il y a des endroits énervants parce qu’on vous pousse à la consommation, ici c’est tout le contraire. Ils ramassent les verres vides sans vous demander si vous souhaitez boire autre chose. Sachant le temps que ça a pris pour qu’ils prennent notre commande, on n’a pas insisté pour leur demander une autre tournée. Et le sourire manque un peu à la carte. Ce côté snob va peut-être bien avec le quartier, mais ce n’est pas mon style.

Résultat: j’y retournerais de temps en temps pour prendre un verre. Je n’en ferai pas mon adresse de prédilection.

Le Réservoir, 9 rue Duluth Est, Montréal
Pour les autres adresses de microbrasseries cliquez ici.

Bonne semaine à tous,

LK
 


Deux jours à tuer: Albert Dupontel à son meilleur

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Plusieurs personnes m’avaient recommandé ce film, tiré du roman de François d’Epenoux. Sorti en salle en 2008, Deux jours à tuer a été réalisé par Jean Becker, avec dans les rôles principaux Albert Dupontel (Bernie, Odette tout le monde, Paris…) et la belle québécoise Marie-Josée Croze (Les invasions barbares, Ne le dis à personne, Je l’aimais…).

L’histoire: Antoine, 42 ans, marié et père de deux jeunes enfants, a bien réussi sa vie. En surface en tout cas. Publicitaire carriériste qui a monté sa propre compagnie, il pète un jour les plombs en réunion avec un client important. Suit une série d’événements ou Antoine envoie tout ballader en deux jours. Famille, amis, carrière. Que s’est-il passé?

Si on se doute rapidement que c’est une maladie qui condamne Antoine, l’enjeu du film repose sur l’incroyable jeu d’Albert Dupontel. On veut l’aider et on l’appuie en même temps dans ses excès de rage contre tout ce qu’il y a de superficiel dans nos vies. Deux jours à tuer évite les clichés, vient nous chercher dans ce qu’on vit de plus banal et nous fait réaliser à coups de grandes claques que la vie est très très courte. Alors, à quoi bon s’acharner dans le banal et l’ordinaire?

Un très bon film, pour un très beau duo d’acteurs.

 

 


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