Diabolo Menthe


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Liste des articles dans la catégorie Lectures.

« La théorie des six »: pratique peu exploitée

Jacques Expert (quel nom!) est directeur des programmes de Paris Première. « La théorie des six » n’est pas son premier essai littéraire puisqu’il a déjà publié en 2007 « La femme du monstre » qui lui a valu le Prix des romancières.

« La théorie des six » énoncée en 1929 par Frigyes Karinthy, met en évidence que tout individu sur terre est connecté à n’importe qui par un intermédiaire de maximum cinq personnes. Autrement dit, je peux être connectée à Madonna par seulement cinq autres personnes (je vais définitivement tenter de mettre en pratique cette théorie et de trouver les bons contacts!). Un homme à l’apparence bien ordinaire use de cette idée pour assouvir ses pulsions meurtrières. Il défie ainsi Sophie Pont, commissaire au 36 Quai des Orfèvres, d’identifer la sixième victime pour sauver les cinq premières victimes qu’il s’apprête à exécuter très froidement.

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Cette théorie est un bonbon pour un écrivain. Une mine d’or pour en faire un polar de haute qualité. C’est ici gâché par une fin trop rapide, cette impression de travail inachevé. Trop de précipitation, qui ne rend pas hommage aux 200 premières bonnes pages. C’est cru, vulgaire parfois, mais ce n’est pas ce qui m’a dérangée puisque cela permettait de se baigner dans cet univers sombre de la police criminelle parisienne. Par contre l’impression de finir son livre en se disant « tout ça pour ça? » n’est pas pardonnable. En espérant que Jacques Expert travaillera un peu plus à son prochain roman.

 


Biographie de la faim: l’autobiographie façon Nothomb

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Que ce soit voulu ou non, Amélie Nothomb est devenue, en 17 ans de carrière, l’un des écrivains les plus médiatisés en France. Son style aristo, ses chapeaux, ses déclarations assez… décalées, ont fait d’elle un mythe littéraire vivant. Elle en agace beaucoup, notamment par sa notoriété mais aussi parce qu’à chaque année, on sait que la rentrée littéraire aura son Nothomb. N’ayant pas lu tous ses romans, loin de là, je ne peux pas dire si tous valent la peine d’être édités. Mais que l’on aime ou pas Amélie Nothomb, on ne peut nier qu’il n’y a aucun auteur capable d’autant de folie dans toute la francophonie.

N’étant pas friande de ce que les médias ont à dire à son sujet ou au sujet de n’importe quel autre écrivain d’ailleurs, j’ai voulu lire du Nothomb pour me faire un avis sur l’écrivain, pas sur sa vie médiatique.

Je n’en n’ai pourtant pas lu beaucoup, des Nothomb. « Stupeur et tremblements« , le plus célèbre qui m’a pourtant déçue, le très moyen « Attentat« , et le génialement déjanté  »Acide sulfurique« . D’après ses fans, ce ne serait pas assez pour connaître son génie littéraire et trop peu représentatif de ses talents d’écriture. Peut-être. C’est cependant en lisant « Biographie de la faim » que j’ai constaté son génie.

Loin des récits de fiction, elle nous raconte dans cette (trop) courte autobiographie une partie de son enfance et de son adolescence. Fille d’un diplomate belge, née au Japon, elle nous raconte ses déracinements, du Japon à la Chine en passant par New York et le Bangladesh. Mais c’est toujours la romancière qui écrit, et le style personnel se mêle à la fiction. Elle se dit être la faim. La faim de savoir, la faim d’aimer, la faim de lire et écrire, la faim d’exister pour soi et pour plaire aux autres aussi. Elle nous parle de son alcoolisme à 8 ans, de son anorexie, ou encore d’un viol collectif dont elle aurait été victime en pleine mer à l’âge de 12 ans. Où est le vrai, où est le roman? C’est le style utilisé, très détaché, qui marque le plus dans ses récits.

J’ai beaucoup aimé ce livre, qui se lit très vite. Il parait que je dois aussi lire « Le sabotage amoureux » et « Ni d’Eve ni D’adam » pour avoir d’autres extraits de son autobiographie. C’est certain que je vais les lire. Mais j’aimerais aussi me lancer dans ses romans dont le célèbre « Hygiène de l’assassin« , qui l’a propulsée.

En attendant, je vous souhaite une bonne semaine!

LK


Quelques lectures gourmandes

Ô lecteurs, mes excuses pour cette absence, mais le temps passe vite, et j’ai été bien occupée. Un retour en gourmandises, ça vous dit?

Voici quelques lectures gourmandes, que je vous conseille grandement. Ca peut aussi faire des idées cadeaux pour les fêtes qui arrivent à grands pas!

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Commençons par Pleins de sandwiches d’ici, paru aux Editions de l’Homme. L’industrie du fromage a connu une grande crise au Québec mais se relève en beauté. Les soirées vins & fromages se succèdent et connaissent un succès fou. En tant que française je suis assez fière d’être dans un pays, que dis-je… une province nord-américaine curieuse et ouverte à une gastronomie de qualité. Le fromage du Québec gagne à être (re)connu et ce petit livre vous donnera de nombreuses idées recettes. En partant du point de vue que ce qui fait un bon sandwich, qu’il soit froid, chaud ou grillé c’est le fromage, vous trouverez une centaine de recettes toutes aussi succulentes les unes que les autres. Du salé, du sucré, avec de la viande, du poisson, des fruits, ils s’assemblent tous avec magie. Si vous n’êtes pas fans de sandwiches, les recettes peuvent toujours vous donner des idées sur comment accompagner vos fromages, vos fondues, etc. A noter qu’une partie des ventes de ce livre sera remise au Club des petits déjeuners du Québec. Vous pouvez aussi visiter le site http://www.fromagesdici.com/www/ pour en savoir plus!

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Autre coup de coeur, pour Tout ce que votre mère aurait dû vous apprendre en cuisine (éditions Marabout). A vrai dire je l’ai eu en cadeau à Noël l’an passé par… ma mère Clin doeil Et je le feuillette assez régulièrement, car il donne vraiment de bonnes bases pour savoir préparer une viande, un poisson, certains légumes, les sauces et mayonnaises. Bref, les bases pour ne pas se sentir trop perdu! Il y a de bonnes recettes, c’est bien illustré, et le prix de 12,99 euros est encore plus appréciable!

Pour d’autres idées de lectures gastronomiques: ici.

Bonnes gourmandises,

LK

 


Les yeux jaunes des crocodiles: découverte du phénomène Katherine Pancol

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On ne peut pas dire que j’ai beaucoup lu ces derniers mois. Mais je viens d’achever Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol. Je ne sais pas tellement ce qui m’a attirée dans ce choix de lecture. Plusieurs raisons en fait. Des critiques d’amis, très divisées. Le phénomène littéraire, car en France il s’agit bien d’un succès, et au Québec la tendance s’en approche aussi. La couverture… oui je sais ça ne devrait pas être un critère de lecture, mais quand une couverture est laide je n’ai pas envie de lire le livre, aussi bon soit-il. C’est comme ça… Et enfin, une personne qui m’a dit que l’écriture et l’histoire étaient proches d’un Anna Gavalda… auteur que j’apprécie beaucoup.

Au final, je vous dirais que c’est une très belle histoire. Des personnages donc l’unique lien semble être celui du sang et dont le destin un jour bascule. L’univers familial mis à mal, mais pour le bien de tous, ou du moins pour ceux qui le méritent. On s’attache aux personnages, c’est bien construit, bien écrit, entre humour et cruauté.

Le hic dans tout ça? La longueur du roman. Sur les plus de 600 pages, il y en a au moins 150 à retirer. 150 pages qui alourdissent le texte, et que, très sincèrement, j’ai sauté. Quant à la comparaison avec Anna Gavalda, elle est vite faite mais fausse car l’écriture n’est pas du tout la même.

Pour terminer je vous dirais que c’est un bon roman, qui aurait peut-être pu être allégé de quelques pages mais qui prédit, je pense, de très bons prochains romans pour Katherine Pancol, qui n’en n’est pas à son coup d’essai mais qui semble avoir trouvé son style et ses lecteurs.


Shutter Island: un bon roman, bientôt adapté par Martin Scorsese

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Dennis Lehane est un génie du roman noir. Pas d’horreur, non. Mais ce genre de romans où personnes n’est vraiment tout blanc ou tout noir, où tout le monde pourrait avoir une raison de tuer, de kidnapper, de fuir… Sans l’avoir jamais lu, vous avez peut-être vu des films directement inspirés de ses romans: Gone baby gone (critique ici) et Mystic River.

Le résumé de Shutter Island: Nous sommes dans les années cinquante. Au large de Boston, sur un îlot nommé « Shutter Island » se dresse un groupe de bâtiments à l’allure sinistre. C’est un hôpital psychiatrique dont les patients, tous gravement atteints, ont commis des meurtres. Lorsque le ferry assurant la liaison avec le continent aborde ce jour-là, deux hommes en descendent : le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule. Ils sont venus à la demande des autorités de la prison-hôpital car l’une des patientes, Rachel Solando, manque à l’appel. Comment a-t-elle pu sortir d’une cellule fermée à clé de l’extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Oeuvre incohérente d’une malade ou cryptogramme ?

Bon suspense, belle écriture, personnages complexes… C’est un bon roman, devenu un classique des polars. Vous aurez envie d’aller jusqu’au bout, et la fin vous surprendra très certainement!

Encore une fois, ce roman fera l’objet d’une adaptation sur grand écran, par nul autre que Martin Scorsese. On retrouvera Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Ben Kingsley. Un casting logique et bien pensé, en espérant que le résultat soit à la hauteur du roman. Avec Scorsese, il y a des chances!

Et n’oubliez pas que jusqu’à demain soir, chaque scéance de cinéma est à 3 euros sur Paris. Profitez-en!

Bonne semaine,

LK


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